« Quel est le meilleur logiciel de retouche ? » est une question récurrente sur les groupes Facebook. Dans le même genre, on a : « Je recherche un bon appareil photo ». Et celui qui pose la question, malheureusement, n’a que très peu de compétences en « retouche ». Alors pourquoi je mets « retouche » entre guillemets ? Car ils ne savent pas qu’il y a différents niveaux et ne font pas de distinction entre la retouche et le développement. Frontière qui, de toute façon, s’amenuise et donc, personnellement, je préfère parler de post-traitement.
Les principaux acteurs
Je vous propose de regarder les principaux acteurs du marché en restant un peu générique. L’idée n’est pas de dire que tel ou tel logiciel est meilleur que l’autre, ni de rentrer dans tous les détails, mais juste de donner envie au lecteur de se renseigner un peu plus et de voir si les limitations seront acceptables pour lui. C’est juste de voir les points forts et les points un peu plus faibles de ces logiciels. Comme cela, la prochaine fois que l’on me pose la question, je pourrai orienter vers cet article. Partez du principe que ce qui est concurrent fait en gros la même chose. Faites aussi attention au fait que le logiciel le plus puissant n’est pas forcément fait pour vous. C’est un peu comme si je vous donnais les clés d’une Formule 1 : vous risquez de louper le premier virage car vous ne savez pas la conduire. Donc, si vous vous orientez vers des logiciels complets, il faut être prêt à y passer du temps pour comprendre leur fonctionnement.
Les fonctions comparées
- Catalogage simple. Là, c’est la possibilité de se promener dans les répertoires, de changer quelques métadonnées.
- Catalogage évolué. Là, on peut faire des collections, rechercher via des critères complexes multiples.
- Post-traitement simple. Des réglages de base sur toute l’image : exposition, contraste, etc.
- Post-traitement évolué. Des réglages sur seulement certaines parties de l’image. Retirer des éléments, etc.
- Impression. La possibilité d’imprimer plus ou moins facilement.
- Exportation. La possibilité d’exporter son travail plus ou moins facilement.
- Ouverture sur Internet. Est-il possible de publier le résultat facilement sur Internet ?
- IA. Y a-t-il des fonctions d’IA incluses dans le logiciel ?
- Prix. Purement informatif. Pas de comparaison car les prix évoluent beaucoup.
Le résultat
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Voilà. Maintenant si vous avez des questions, n’hésitez pas. Même si personnellement je n’utilise que Lightroom et Photoshop je dois pouvoir y répondre quand même.

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Bonjour, avez-vous utilisé « en profondeur » Capture One ? Sa capacité à restituer finement les tons de peau m’interpellent par rapport à Lightroom qui n’est pas, semble-t-il très efficace non plus dans la restitution des petits détails avec le capteur XTrans de mon X-T5. Bref, je suis au bord du switch de LR vers C1 et je m’interroge encore. Merci
Bonjour. En profondeur, non. Je sais que pas mal de portraitistes utilisent C1 justement à cause de cette capacité. Même si je pense qu’avec la couleur du point, LrC ne doit pas être loin maintenant. Je ne suis pas un adepte du truc au petit oignon au pixel près avec l’effet wahou à 200%. Mais si après tes tests tu vois une différence notable et qu’elle te satisfait, alors oui tu peux l’envisager avec tout ce que cela implique. LrC te sera utile dans cette bascule de toute façon pour classer les photos avant la bascule, par exemple.
Bonsoir,
Merci pour ce récap qui permet de voir ce qui peut exister.
C’est évidemment impossible d’être exhaustif mais on parle souvent de Digikam (catalogueur Open Source), de Peakto ( catalogueur sous MacOS), de Rawtherapee (traitement des RAW)… Déjà testé ?
Bonjour. Non pas tout testé . Il y a aussi des choses comme Daminion en catalogue Pro. Rawtherappee a bonne presse comme ART (Another Raw Therapee)
Je pense que pour le monde Mac, tu peux ajouter Apple Photo qui coche quasiment toutes les cases. Sans doute plutôt avec une note de 2,5 à chaque fois mais ça peut suffire à pas mal de monde. Pour le post-traitement évolué ça ne concerne que la suppression d’élément. Mais n’importe que autre logiciel de traitement (e.g. Affinity pour rester dans le pas cher) se glisse dans le flux aussi simplement qu’à partir de Lightroom.
Perso, je n’aime pas son mode de catalogage simple, mais j’en connais à qui ça convient.
Je vais aller voir ce qu’il fait 😉 C’est vrai que je pourrais avoir une colonne PC/MAC
Bonjour,
Excellente synthèse, manque peut-être le logiciel ON 1 photoraw
Oui je vais regarder
Bonjour Oui oui. D’abord tous mes voeux et merci pour ton travail afin de nous aider à progresser. Perso j’utilise LRC exclusivement depuis des années et j’en suis content. Petit bémol pour la note de 5 que tu mets dans la colonne impression. Malgré un écran calibré et des profils d’impression du fabricant (Epson en l’occurrence), il m’arrive d’avoir des gros écarts en l’image à l’écran et le tirage. Je regrette que l’aperçu ne soit pas toujours fidèle même en créant une épreuve avant impression.
Bonjour. J’ai remarqué que très souvent, les problèmes de couleur viennent de l’imprimante et de son driver et pas du logiciel. Il faut calibrer l’imprimante comme un écran. Et il faut retirer toutes les options d’optimisation de l’impression qui peuvent modifier les couleur
Bonjour,
Le développement des formats RAW dans GIMP est-il possible actuellement, « facilement », sans ouvrir un autre logiciel genre Darktable par exemple ?
Merci
Bonjour. De mémoire non. Comme Photoshop d’ailleurs, qui utilise CameraRaw. Et donc, toujours de mémoire, on peut configurer des choses comme RAW Therapee pour agir comme in plugin de GIMP et donc d’ouvrir des RAW dans gimp comme Dans photoshop en passant par une etape suplémentaire
Merci.
C’est super clair.
Merci 😉