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Ça serait pas super classe d’utiliser un tapis végétal ?

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une de mes dernières séances avec la belle Gwen et un tapis végétal. Vous devez commencer à la connaître maintenant. On a fait Cléopâtre, Barbie, et on s’est lancé dans une nouvelle aventure. Gwen voulait faire un thème : « Les 4 éléments », mais, dans un studio de 10 m², aller mettre de l’eau ou du feu, c’est un peu compliqué. Moi, cela faisait un moment que j’avais dans l’idée de jouer avec de la végétation. Donc, les 4 éléments se sont transformés en « la terre ».

Elles sont vraiment très prudes ces IAs

Pour montrer à Gwen ce que j’avais en tête, j’ai essayé d’utiliser des IA génératives. Mais essayez de demander à une IA : « Une femme en sous-vêtements devant un mur végétal » ou « Une femme nue, dont les parties intimes sont cachées par un voilage, devant un mur végétal ». C’est mort. Heureusement, j’en ai trouvé une, un peu moins prude que les autres, une IA française, sûrement, qui a bien voulu me pondre ça, pour que Gwen se fasse un peu une idée de la chose.

Le matériel

Ensuite, je suis parti à la recherche de mon mur végétal. Je suis tombé sur la marque Exelgreen, une société implantée en France et en Belgique, qui avait des murs végétaux sympas. Alors, on ne va pas se cacher, ce n’est pas donné, mais tout est relatif. Il y en avait un en promotion à 45 € le m². J’en prends 4 m². L’idée, c’est de l’utiliser suspendu, mais aussi au sol. Je rajoute aussi des plantes tombantes, comme des fougères Pellaea et des chutes de Callisia, car je me dis que ça peut être sympa d’avoir aussi des plantes tombantes. J’en ai pour 200 €. Je vais chercher aussi, à mon Bricomarché habituel, un peu de gazon synthétique à mettre au sol, histoire d’avoir un sol vert. Et je prends aussi différents bouts de tissus, en lycra et tulle colorés pastel. Pour un total de 300 €.

Ça peut paraître beaucoup, 300 €, pour une séance photo. Oui. Mais en fait, ça va être réutilisé. Les tissus, j’en utilise à chaque séance. C’est assez pratique pour une fille qui veut tenter le nu sans être totalement nue. Ça lui permet de décider du degré de nudité en se cachant plus ou moins derrière. Le mur végétal sera demandé par d’autres modèles, à mon avis. Autrement, je le mettrai dans une pièce comme décoration. Et comme, en plus, j’ai une cagnotte où certains mettent régulièrement un peu d’argent pour sponsoriser mes activités photographiques, ça passe. Gwen, de son côté, a acheté de la lingerie verte et elle a aussi tout un stock de guirlandes de fleurs. Il est à noter qu’elle, comme moi, on n’est pas forcément super fan du vert. Mais ça, c’était avant.

Avant la séance

Je reçois le matériel sur une palette. Il faut dire que c’est toujours un petit moment d’excitation quand la commande arrive : on ouvre, on déballe, on découvre. Je monte ensuite tout cela dans mon studio, pièce par pièce, en prenant soin de ne rien abîmer. Une fois installé, je décide de laisser l’ensemble en place toute une nuit, histoire de vérifier que tout tient bien et que la structure est stable. Chaque plaque d’un mètre carré se clipse assez facilement avec les autres. C’est presque comme un puzzle géant : il suffit d’emboîter les pièces, et l’assemblage se fait naturellement. Les plantes tombantes, comme les fougères et les chutes de Callisia, se fixent aisément en se plantant directement dans les mailles du mur végétal. En revanche, je remarque que l’ensemble est un peu lourd pour mon porte-fond. Le poids combiné des plaques et des plantes commence à tirer dessus. Mais pas question de prendre de risques ! Pour renforcer la structure, j’ajoute un trépied supplémentaire et place un étai au milieu.

La séance

Gwen arrive. Elle a eu la bonne idée de faire un maquillage un peu « végétal » et vert. C’est une pro. Elle me montre les tenues, et on commence. Je me rends assez vite compte que l’on ne va pas pouvoir utiliser une grande lumière diffusée. Ça éclaire bien le mur, mais ce n’est juste pas cohérent. Dans une forêt, on s’attend plutôt à des lumières localisées. Je passe donc au bol beauté avec grille ou à une octobox plus petite, également équipée d’une grille. On passe les différentes tenues, on intègre des fleurs, et le résultat sur l’écran de mon R7 est très sympa.

On arrive, au bout de 2 h 30 de shooting, à la dernière idée : elle est allongée nue au sol sur le mur végétal, puis recouverte de plantes. Le problème, c’est que ce mur végétal est plein de petits picots servant à fixer la végétation. C’est donc un peu comme une planche de fakir. J’ai alors l’idée de placer sur le mur végétal les plantes tombantes pour limiter autant que possible l’inconfort. Gwen est une femme courageuse, et elle y va. Aïe, aïe, aïe ! Ouille, ouille, ouille ! Ça pique, mais cela semble supportable. Je mets le turbo pour aller au plus vite. Et finalement, comme on est contents de la première pose, on n’essaie même pas d’en faire une autre. Cela permet à Gwen de sortir plus vite de ce tapis de torture.

Les résultats

Perso j’adore. Ça correspond bien à ce que j’avais comme idée. C’est assez valorisant d’arriver à réaliser ses idées et je remercie Gwen qui m’a bien accompagné pour cette séance. J’aime quand un plan se déroule sans accros. En plus, manifestement, je ne suis pas le seul à aimer. Je pense que ce tapis végétal va resservir rapidement pour d’autres modèles. On essayera de faire mieux la prochaine fois, même si, avec Gwen, c’était évidemment déjà parfait…

Le pot commun

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