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Lightroom ou Lightroom Classic. Lequel est fait pour vous ?

Ça fait maintenant pas mal d’années que Lightroom existe. Et je parle bien de Lightroom, celui qui marche avec le cloud que l’on appellera dans le reste de l’article LrD (Lightroom Desktop), et pas de Lightroom Classic que l’on appellera dans le reste de l’article LrC. C’est un logiciel qui a évolué et on peut maintenant se poser vraiment la question : lequel va être le plus adapté par rapport à mon utilisation ? En fait on voit souvent des utilisateurs sous-utiliser LrC, et donc comme ils n’utilisent pas les fonctions propres à LrC, pourquoi ne pas utiliser LrD. À ce niveau-la, si vous avez un peu de mal à distinguer les différentes versions de Lightroom, je ne peux que vous conseiller de lire cet article.

Bibliothèque

À une époque, LrD ne fonctionnait qu’avec le cloud. Ce n’est plus le cas. LrD comme LrC peut fonctionner avec les photos en local. Simplement, c’est vous qui les rangez où vous voulez. Il n’y a pas ce rangement automatique comme on peut l’avoir dans LrC. On n’a pas non plus l’application de preset de développement ni de métadonnées. Au niveau métadonnées, LrC reste en tête sur les mots-clés hiérarchiques, mais a-t-on besoin des mots-clés quand l’IA de LrD trouve le sujet de la photo. Il est aussi possible de modifier beaucoup plus de métadonnées dans LrC que dans LrD. Donc dans LrD, on a du titre, de l’emplacement, du copyright, alors que dans LrC on a toutes les métadonnées IPTC. Au niveau filtrage, tri ou collection dynamique, LrC reste le vainqueur, mais LrD n’a pas à rougir grâce à 24 critères de conditions dans les albums dynamiques (l’équivalent des collections dynamiques). Donc au niveau bibliothèque, c’est encore clairement LrC qui gagne, mais avec des fonctions complexes qui ne sont pas forcément utiles dans une utilisation d’amateur.

Développement

Très clairement, il n’y a plus de différence. À une époque, LrC était en tête avec l’apparition des masques, mais LrD a très rapidement comblé son retard et LrD va se retrouver en avance car toutes les fonctions de développement par IA qui vont apparaître arriveront d’abord dans LrD. Le seul truc qui doit manquer dans LrD, c’est la correction des yeux rouges des animaux. Ensuite pour tout ce qui est profil, paramètres de développement, là encore les deux sont identiques. LrD est même plus ergonomique en montrant sous la forme de vignettes la photo avec les différents presets de développement.

Partage des photos


Exportation en tant que fichier

Les deux font la même chose maintenant. Avant on ne pouvait pas faire de filigrane dans LrD, mais maintenant on peut comme dans LrC. Le format des fichiers était limité mais il ne l’est plus. On peut exporter au format Original, ou DNG, ou TIF, ou JPEG. Alors il reste des différences comme le service de publication sur disque dur de LrC. LrD étant plus orienté cloud, il exporte via des connexions vers des services de publication, ce qui nous amène au point suivant, le partage sur le Web.

Web

Là on a deux philosophies différentes. LrC est capable de faire des galeries qu’il faudra charger chez un hébergeur et en gros ça s’arrête là. Pour tout autre type de partage, LrC s’appuiera sur LrD en lui envoyant les photos à partager et LrD s’occupera du partage. Soit en partageant les albums directement, soit en envoyant des albums vers des choses évoluées comme Adobe Portfolio pour créer un site web complet de présentation des photos.

Impression

Alors là. Pour LrD, c’est inexistant. La philosophie, c’est d’utiliser des services en ligne pour imprimer. Donc il n’est pas possible d’imprimer directement à partir de LrD. Dans LrC, par contre, vous pouvez imprimer une photo, plusieurs photos, faire une planche contact, etc. C’est très configurable. Vous pouvez faire un livre aussi avec différentes mises en page. Donc la palette d’outils qui vous permet d’imprimer est assez complète.

Le reste.

Ensuite il reste des différences. LrD vous donne accès à des formations en ligne, vous pouvez le configurer pour recevoir un flux personnalisé pour les tutoriels, vous pouvez aussi vous abonner à des photographes un peu comme dans un réseau social. LrD vous permet de faire du travail collaboratif. LrC par contre vous permet de travailler sur plusieurs catalogues, ce que je déconseille, mais c’est faisable. Par contre il n’y a pas de kit de développement sur LrD. Donc pas de plug-in. Et par contre dans LrC c’est possible. Vous pouvez trouver pas mal de plug-ins comme mogrify et vous pouvez même faire les vôtres si vous aimez la programmation. LrD est aussi intimement lié au cloud. Donc si vous n’utilisez que LrD lorsque vous utilisez le cloud, ce sont des originaux qui partent vers le cloud et pas des aperçus dynamiques comme dans LrC. ET donc ça utilise l’espace de stockage dans le cloud beaucoup plus rapidement.

Alors tu abandonnes Lightroom classic pour Lightroom ?

Alors moi non. Je fais entre 1 000 et 2 000 photos par semaine et j’aime beaucoup le fait de pouvoir les importer et les ranger là où il faut en un clic. J’ai développé aussi des outils entre LrC et Photoshop. Mais je suis en sous-utilisation de tout ce qui est mot-clefs ou métadonnée et LrD me suffirait. Je n’imprime pas mes photos et là encore LrD ne serait pas un problème. J’utilise déjà LrD et Portfolio. Donc en 2026 LrD est devenu vraiment une alternative sérieuse pour un amateur assez connecté. Mais bon ça fait 10 ans que certains ont annoncé la fin de LrC et il est toujours là. On en reparle dans 10 ans, encore que dans 10 ans Lightroom aura été remplacé par un clone gratuit généré par l’IA Claude en rétro-ingénierie. De la science-fiction ? Pas sûr, Un clone de Photoshop est déjà sorti.


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